samedi, 14 novembre 2009
Présentation.
Bonjour à vous qui passez par-là.
Ce blog est destiné à présenter mes analyses concernant le fonctionnement du jeu en ligne Égyptis, mes stratégies de jeu, ainsi que des outils d'aide à la décision.
Ce sont les remarques d'un joueur (encore un peu) récent (un peu plus de cinq mois de jeu).
Parmi les billets figurant dans ce blog, le premier donne mon sentiment après deux à trois semaines de jeu. Le second propose une feuille Excel téléchargeable d'aide à la prise de décision lors du jeu, pour le statut de Fellah. Le troisième est un petit bilan de fin de statut de Fellah (qui aura duré un peu moins de quatre semaines).
Les billets suivants rendent compte de mon évolution dans le jeu. Certains proposent des outils Excel complémentaires de gestion. Et il en est qui sont des billets d'humeur, parce que là ici aussi, comme en tout lieu où interagissent des humains, tout n'est pas toujours simple ni idyllique ...
Comme dans tout blog, les billets sont dans l'ordre chronologique inverse de celui de leur rédaction. Mis à part ce billet d'introduction, ceux qui suivent vont du plus récent au plus ancien.
Je signale au fil du temps sur ce billet d'entête, les modifications que j'apporte aux billets qui suivent.
Modification du 14 août 2009.
Corrections de la feuille de calcul Bourgeois :
- Correction d'une série d'erreurs sur les onglets de gestion des ateliers (Problème résolu de compatibilité de version 2007 et 97-2003).
Modification du 31 mai 2009.
Corrections de la feuille de calcul Citoyen :
- Correction d'une erreur dans le bloc relatif à la construction d'un atelier (Onglet Tableau de Bord).
Modification du 23 mai 2009.
Corrections de la feuille de calcul Fellah :
- Correction d'une erreur dans l'intégration des points de mental pour le calcul des rendements de récolte.
Modification du 17 mai 2009.
- Corrections de la feuille de calcul Fellah :
- Intégration des points de mental pour le calcul des rendements de récolte.
- Saisie des salaires sur deux jours pour l'option travail.
- Incrémentation automatique du nombre de jours restant de la semaine en cours pour le calcul des besoins couvert par les réserves de nourriture.
- Billet "Stratégie de début de jeu par un fellah débutant" :
- Indication de ce que j'estime avoir été mes erreurs.
Et maintenant, bonne lecture, ami(e) de passage ...

18:40 Ecrit par Halryck | Lien permanent | Commentaires (8)
Gouvernance, avez-vous dit ...
Voilà, je suis arrivé au terme de neuf semaines, douze si on compte mon premier mandat de juillet, passées à gérer la ville pour le compte de mes concitoyens pas virtuels du tout quand bien même nous évoluons ensemble dans une sphère qui elle, l'est.
C'est du temps. C'est aussi un accès à une autre dimension dans le jeu.
La fonction de Nomarque, puisque tel est le titre de celui qui, élu, gère la cité, comporte essentiellement deux aspects. D'une part, il y a un certain nombre de taches quotidiennes à réaliser. Mais il y a aussi, pour peu que l'on en ait conscience, une profonde réflexion à conduire en termes de stratégie macro-économique.
Bien sûr, le tout doit être conduit avec un sens pointu de la déontologie.
Pour ma part j'ai inscrit mon action dans un cadre à la fois politique, moral et économique. Je me suis efforcer d'exposer ce cadre dans mes programmes. Si quelques-uns parmi les plus bruyants des joueurs n'ont pas compris ce cadre, ni sa signification, les résultats des élections successives ont montré que mon action avait en tout cas été appréciée d'une grande majorité des joueurs de Nekhen.
Cela est toujours agréable.
Si ce peut être surprenant, ce jeu m'aura probablement permis d'affiner ma vision politique de nos société. Intuitivement, lors de la dernière présidentiel, du moins durant la primaire socialiste, j'ai soutenu DSK. Aujourd'hui, je perçois mieux pourquoi.
Je dirai donc que ma vision, pour Égyptis est clairement social-démocrate. Le marché, ou plus exactement la liberté de négocier ses prix est un des plaisirs du jeu. Fonctionnaire de mon état, c'est une dimension du monde réelle que je ne perçois guère. Il y a cependant pour moi une limite très nette à cette liberté, c'est celle de l'exploitation d'une situation pour tirer un profit supérieur à la norme en ce qu'une telle situation est mécaniquement au détriment de la progression d'autres joueurs.
Et là je crie haro sur les libéraux qui estiment légitime de profiter. Et eux crient haro sur moi qui gâche leur plaisir de jouer, car c'est à maximiser leur profits qu'ils prennent plaisir.
L'éthique morale, pour moi, en matière de jeu, c'est de faire en sorte que tout les joueurs soient dans une position d'égalité au regard des actions de gestion de la ville.
Je l'ai évoqué dans mon précédant billet, relatif à la boulangerie, un point fondamental pour le bon fonctionnement du jeu est le maintien d'un équilibre entre production globale et consommation globale, c'est à dire, toutes filières confondues.
Ce sont donc ces trois piliers, politique, moral et économique qui ont été l'ossature de ma gestion.
De ces trois piliers, le premier guide tant l'action quotidienne que la vision stratégique à moyen et long terme. Pour ma part j'ai fait de la lutte contre la spéculation l'axe principal de mon action politique.
Cette lutte s'est traduite au plan stratégique par une politique de renforcement systématique des stocks du Nome afin de le doter des moyens de faire face à une crise spéculative durable.
Sur un plan plus quotidien j'ai mis en place un processus de vente à prix fixe directe par le nome aux habitants, des denrées de première nécessité qui feraient l'objet de pressions spéculatives. Le principe en l'espèce est de ne pas alimenter un spéculateur qui raflerait les produits à prix raisonnable du marché de Nekhen pour les revendre sur un autre marché ou ils feraient défaut.
C'est dans ce cadre qu'a été menée une politique agricole incitative à la production de céréale. En effet une certaine tension existait sur le sorgho, aliment du bétail des fermes avec donc des répercutions en chaine sur les équilibres de production.
Le pilier moral est celui de la gestion au quotidien. Je me suis efforcé de faire en sorte que l'action de la ville vis à vis des joueurs se face de la façon la plus égalitaire qui soit. De ce point de vue j'ai été en opposition avec la pratique de ma prédécesseur et il semblerait que je le sois en partie avec ma successeur.
La gestion quotidienne de la ville réside pour l'essentiel dans des achats de la ville. A mon sens le traitement égalitaire des habitants consiste en deux choses.
D'une part la ville se doit d'annoncer et d'afficher les opérations qu'elle doit conduire de sorte que les citoyens qui désirent y participer puissent le faire. Cela signifie lancer des appels d'offres et répartir les quantités d'achats entre soumissionnaires pour les achats à quantité déterminée. Mais ce n'est possible que pour des achats à moyen et long terme. Pour les achats à court terme, ceux fait pour le compte des marchands, la solution retenue a été de simplement annoncer la quantité achetée et le tarif maxi d'achat, à charge pour les joueurs d'adapter leur tarifs sachant que la ville achète au moindre coût. Cela créée une pression à la baisse, mais qui est profitable aux consommateurs.
D'autre part, la ville se doit de respecter sa parole. Dès lors qu'elle affiche un prix d'achat pour un produit, sans précision de quantité, c'est le cas pour les produits de la boulangerie, elle se doit d'acheter la totalité de ce qui est sur le marché aux prix donnés. En effet, pour des produits sur le marché au même prix, les premiers vendus sont ceux des joueurs ayant le plus de points de persuasion, autrement dit, les joueurs ayant le plus d'ancienneté. Si ce point est à mon avis discutable dans les relations entre joueurs, il est un fait avec lequel on doit composer. Mais en revanche, s'agissant des opérations de la ville, il serait totalement anormal et amoral, à mon sens, que des joueurs soient favorisés par rapport à d'autres joueurs. C'est pourquoi j'ai toujours systématiquement tout acheté quitte à remettre ensuite en vente une partie des produits achetés pour assurer un fonctionnement normal du marché pour les joueurs consommant pains et galettes pour leur alimentation.
Le pilier économique, lui, charpente la vision stratégique qui doit être celle d'un Nomarque.
L'économie est une alchimie subtil d'équilibres. L'un des éléments de cette alchimie est l'émission de signaux et la perception de ces signaux.
Agir directement sur un équilibre peut être dangereux et déstabilisateur. Il est en général préférable de travailler sur les signaux et de laisser les équilibres évoluer d'eux-même à partir de ces signaux.
Dans une économie de marché, l'émetteur naturel de signaux est bien sûr le marché lui-même. Il est donc dans la mesure du possible préférable de n'interagir directement avec le marché que de façon minimale. En effet, lorsqu'un produit manque ou est en surabondance, c'est que la production de ce produit n'est plus en adéquation avec la demande. La situation du marché constitue donc en soi un signal à destination des agents producteurs. Si la ville intervient trop rapidement soit en mettant sur le marché des produits, soit en en retirant par achats, elle brouille le signal émis par le marché et les agents économiques ne peuvent plus répondre à l'évolution de la situation et des déséquilibres risquent de s'instaurer. Cependant une fois un déséquilibre durablement installé, la ville doit naturellement intervenir pour débloquer la situation.
Mais les circonstances et l'environnement économique peuvent aussi nécessiter que des équilibres soient modifiés. Il faut alors que le Nomarque non seulement soit capable d'appréhender la situation au plan macroéconomique mais il faut aussi qu'il ait suffisamment de doigté et de subtilité pour travailler par émission de signaux en direction des acteurs économiques plutôt que par intervention directe sur les marchés.
C'est ainsi que pour cadrer les prix du marché, sur certains produits, j'ai affiché des prix d'achat par le Nome et des prix de vente par le Nome, en direction directe des joueurs, afin de ne pas intervenir directement sur le marché tout en envoyant des signaux.

Une crise est actuellement en préparation, à mon avis. Pour le coup je regrette de ne plus être en poste car sa gestion, si elle a bien lieu, risque d'en être fort intéressante.
De ce point de vue mes douze semaines de Nomarque furent plutôt calme. Je n'ai eu a affronter que le désagrément de quelques personnes totalement incompétentes en matière d'économie et à l'éthique questionnante pour certaines, mais pour désappointant que ce fut, rien de terrible, ni surtout rien d'existant.
Il est probable que je me représenterai à la fonction. La question est le quand, avec une nouvelle contrainte apparue dans le jeu, la limitation à trois mandats sur un cycle de cinq, mais aussi avec mes propres contraintes et mon prochain départ pour Nouméa dans les mois à venir.
18:30 Ecrit par Halryck | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 16 octobre 2009
De la boulangerie en Égyptis ...
Égyptis est un jeu de gestion. De ce fait, il propose un environnement économique dans lequel on fait évoluer un personnage. De façon simplifiée, on retrouve en Égyptis les deux justifications de l'existence d'une économie, à savoir des besoins qui doivent être satisfait par de la consommation, et une production pour répondre aux besoins de consommation.
Une économie est globalement saine quand production et consommation sont équilibrées. Lorsqu'un déséquilibre entre production et consommation s'installe de façon globale, le système dans son ensemble est alors en crise avec diverses répercutions, soit sur les prix, soit sur les salaires, soit sur les deux. Pour ce que j'ai pu en lire, le système économique Égyptis a connu par le passé des crises sérieuses. Pour ma part je n'en ai pas l'expérience et ne connais que la situation actuelle qui est équilibrée. Progressivement, dans le cadre de sont évolution, l'équipe de concepteurs du jeu à mis en place des outils de régulation permettant d'assurer l'équilibre globale du système. C'est à dire d'équilibrer production et consommation. Aujourd'hui, l'économie globale d'Égyptis me parait globalement saine. Si l'on en croit l'un des vénérables du jeu, production et consommation sont aujourd'hui globalement équilibrés.
À ce niveau de raisonnement, c'est bien sûr dans sa globalité que le système est appréhendé. L'équilibre consommation-production est considéré au niveau du système Égyptis globale et non au niveaux de chaque sous-système "produit".
Enfin, l'analyse présentée ici s'appuie sur une démarche systémique et non sur la base d'une approche analytique. En d'autres termes, chaque éléments constitutif du système est vu plus à travers son interaction avec les autres éléments du système que par ses caractéristiques propres.
C'est donc dans ce cadre que la situation particulière de la boulangerie est ici étudiée.
La boulangerie, en tant que système de production est un atelier dont les mécanismes de fonctionnement sont semblables à ceux des autres ateliers. Elle s'inscrit donc dans un environnement commun à tous les systèmes de production d'Égyptis. Cependant, elle présente la particularité d'avoir un débouché à sa production hors du commun, par le biais de l'alimentation facultative des soldats en caserne.
Égyptis présente la particularité d'avoir ce que l'on peut appeler des chaines de production. C'est à dire que le passage de la matière première au produit de consommation peut nécessiter plusieurs ateliers. Dans ce cadre, la boulangerie est un élément de fin de chaine.
De façon directe, la boulangerie consomme du blé et de l'orge, produits des cultures de champs, et du lait, produit de la ferme. Indirectement, elle consomme des sacs de lin, produit des tisseries, consommés dans les transactions sur les céréales, des paniers, produit des poterie-vanneries, utilisés pour la mise en vente des produits fini de la boulangerie et des jarres produit des poterie-vanneries, utilisées pour la collecte du lait.
En produits finaux, il y a les miches de pain et les galettes d'orge. Ce sont des produits de consommation directe.
Comme pour tous les ateliers, pour fonctionner elle a besoin d'une main d'œuvre composée au maximum de l'artisan, d'un compagnon et d'un apprenti, et au minimum de l'un des trois. De la même manière elle bénéficie du système de bonus lié à la santé et aux caractéristiques de la main d'œuvre.
Égyptis dispose de deux marchés. Le marché proprement dit, qui est le lieu d'approvisionnement en ressources et celui d'écoulement des produits finis. Le second marché, appelé APPE (Agence Pharaonienne Pour l'Emploi), est en quelque sorte une bourse du travail. C'est l'endroit où apparaissent les offres d'emploi et où l'on prend un emploi. Les emplois sont pour la journée uniquement.
Sur l'APPE, la boulangerie est en concurrence avec l'ensemble des autres ateliers.
La production de la boulangerie est naturellement destiné à l'alimentation. À l'origine il s'agissait uniquement de l'alimentation des joueurs. Cette forme d'alimentation est en concurrence avec d'autres. En particulier avec des légumes qui peuvent également être cultivés dans les champs.
Aujourd'hui, la production boulangère dispose d'un autre débouché, l'alimentation des soldats en caserne. La position de soldat est une position de pause pour les joueurs en indisponibilité. Ils bénéficient ainsi d'une situation figée pour leur personnage durant tout le temps qu'ils le laissent en caserne. Cet état du joueur est indépendant des opérations de la ville vis à vis de la caserne.
Égyptis a connu par le passé une grave crise de surproduction. Celle-ci serait intéressante à analyser en termes d'écologie sociale, mais cela nous conduirait à des développements qui déborderaient par trop du sujet qui ici est la boulangerie. Donc, pour pallier cette crise, liée au fait que la consommation des joueurs ne pouvait absorber toute leur production, il a été décidé d'ouvrir de nouveaux débouchés.
Il en existe plusieurs. Mais le plus important, de loin, et l'introduction du concept, par soucis de réalisme, de la possibilité pour la ville de nourrir les soldats en caserne. En retour, la ville est payée par Pharaon pour ce service. Il est important de souligner que c'est une option facultative pour la ville. En effet, la situation réelle des personnages en caserne est totalement découplée du fait qu'ils soient alimentés ou non par la ville. Cette option est donc bien une option de régulation destinée à mettre en adéquation production et consommation.
La valeur d'achat à la ville par Pharaon des produits alimentaires, si elle est répercutée intégralement par la ville pour ses achats sur le marché assure une très correcte rentabilité des boulangeries.
Cette solution de régulation économique d'Égyptis est très astucieuse. En effet, bien utilisé, elle impacte directement toutes les filières économiques d'Égyptis. Il serait donc extrêmement dangereux, pour l'équilibre du jeu, de jouer de façon inconsidéré sur ce paramètre de régulation qu'est l'alimentation des soldats. Et c'est pourquoi aussi, la boulangerie ne peut être considérée ni comme un atelier comme les autres, ni isolément du reste des systèmes de production égypticiens.
Globalement, l'appareil productif d'Égyptis est très largement en surcapacité. Ceci est normal. Les joueurs qui persévèrent dans le jeu évoluent et voient croitre leur patrimoine productif. S'il en était autrement, le jeu perdrait de son attrait.
Le seul facteur limitant de la production est dès lors la main d'œuvre disponible. La consommation est, elle, contrainte par la limite des besoins des consommateurs. S'il peut être discuté des divers moyens envisageables pour équilibrer capacité de production et besoins de consommation, je ne le ferai pas ici, ce n'est pas l'objet de ce billet.
Je m'en tiens donc au seul commentaire de la solution retenue, fournir un nouveau débouché à la production boulangère.
Garantissant un revenu quasi quotidien régulier, la boulangerie est de ce fait rapidement devenue le premier atelier construit par la majorité des joueurs. Ce faisant, elle draine une part très importante des embauches. Et en corolaire les embauches des autres filières s'en trouvent réduites. De la sorte les possesseurs de plusieurs ateliers se voient dans l'obligation d'arbitrer dans leurs embauches, de choisir quelle production faire pour la journée, et non plus de produire tous azimuts. Mécaniquement la boulangerie en détournant une partie des capacités de production a contribué à réduire l'offre des autres filières, la rapprochant ainsi du niveau des besoins de consommation des joueurs.
A partir de là, les mécanismes du marché sont aptes à agir pour produire les équilibres entre production et consommation.
En effet, si les salaires montent, la rentabilité, pour un prix de vente donné, d'un atelier diminue. Si la production d'un type d'atelier est provisoirement abandonnée au profit d'une boulangerie plus rentable, une fois les produits à bas prix de ce type d'atelier absorbés, la possibilité de mettre la production à un prix plus élevé redonnera une rentabilité à l'atelier considéré. De cette façon, un nouvel équilibre se met en place. La question est alors pour les artisans d'arbitrer dans leur choix d'embauches. En effet compte tenu de la structure de la population de la ville et de l'outil de production, il serait illusoire de prétendre faire tourner la totalité de l'appareil productif.
Une question que l'on peut se poser est de savoir si la boulangerie, par le biais des achats publics quotidiens, créée une pression à la hausse sur les salaires.
Dans un premier temps incontestablement. Mais dans ce mécanisme, la boulangerie n'intervient que comme un adjuvant. La source première de la montée des salaires est à rechercher dans la structure de la population d'une part et dans la mise en rapport de cette structure avec le volume de l'appareil productif d'autre part. La volonté humaine, légitime à priori, de faire tourner au maximum son appareil productif est le seul et unique moteur de la hausse des salaires. Mécaniquement, la hausse peut donc sembler inéluctable, la rentabilité étant alors rechercher dans une hausse des prix.
Et bien là encore, la boulangerie peut être un instrument de stabilisation.
En effet, le débouché de la boulangerie étant à 90% les achats de la ville, et la ville fixant les prix de rachat. Pour limiter la pression à la hausse sur les salaires, il suffit de baisser les prix de rachats de la production boulangère. En réduisant ainsi la rentabilité de la boulangerie, on réduit la tentation de surenchère sur les salaires pour embaucher à tout prix, et logiquement on devrait de la sorte stabiliser la hausse des salaires.
La boulangerie est donc en matière de prix le principal instrument disponible pour le Nomarque, mais surtout le plus efficace. En effet c'est le Nomarque qui fixe le prix auquel il accepte d'acheter. Par ce seul levier, il peut influer sur l'ensemble des salaires et donc par ricoché selon les lois d'équilibre des marché, sur les prix des autres produits également.
Par contre ce qui serait une erreur à ne surtout pas commettre, ce serait de limiter les achats de production boulangère. En effet, si tel était le cas, ce serait le délicat équilibre entre production globale et consommation globale qui risquerait d'être rompu. Et à ce niveau macroéconomique, une rupture d'équilibre risquerait d'avoir de très fâcheuses conséquences. Principalement, une surproduction entraine de la mévente et mécaniquement un ralentissement de la vitesse de progression dans le jeu en raison d'une diminution des ressources des joueurs.
Ce pourrait être un choix stratégique, peut-être une tentation pour de vieux joueurs ou joueuses frustrés de voir progresser relativement vite des joueurs plus récents quand eux même voient leur possibilité de progression réduite par les limites actuelles du jeu.
Le risque deviendrait alors autre, celui de voir s'accélérer les départs de joueurs qui ne trouveraient plus de plaisir dans un jeu à la progression trop lente.
La boulangerie est donc manifestement un instrument de régulation privilégié en Égyptis. Elle régule l'équilibre globale Production-Consommation. Elle peut être également un instrument aux mains des villes en matière de régulation des prix et des salaires. Mais elle n'est pas exempte de risque si l'on en use inconsidérément en matière de régulation locale.
Cependant, la principale limite de la boulangerie réside dans le nombre de soldats en caserne, autrement dit dans la proportion de joueurs se plaçant en indisponibilité. En effet, la ville ne peut écouler en production boulangère que le nécessaire à l'alimentation des soldats en caserne. Si cette proportion venait à diminuer, le spectre d'une surproduction referait son apparition.
15:00 Ecrit par Halryck | Lien permanent | Commentaires (2)
jeudi, 01 octobre 2009
Où il est question d'Érudition ...
... et d'économie égypticienne. :-))
L'Érudition est un bien grand mot. :-))
En fait, c'est juste pour dire que je me suis enfin débarrassé de cette qualification que je n'aimais pas, celle de Bourgeois, pour accéder au statut d'Érudit. C'est l'avant dernier stade d'évolution sociale dans l'état actuel du jeu.
En termes de savoir, il me faudra faire l'école des Scribes pour les diplômes de Scribe et de Maître Scribe. Mais j'ai remis cette étape à plus tard, lorsque je serai au statut suivant.
Mon nouveau statut ne révolutionne pas vraiment ma situation. J'ai simplement la possibilité d'avoir 2 ateliers supplémentaires. Ce qui nous conduit donc à la transition de l'Érudition vers l'économie ...
Je vais donc compléter mon outil de production par une taillerie puis une briquèterie.
La première sera pour produire mes pierres pour ma maison, ma briquèterie et mes rénovations dans un premier temps puis mes futurs ateliers lors du (des ?) statut(s) suivant(s). La seconde sera pour produire mes briques, pour la maison du statut à venir, et pour l'acquisition des terrains futurs.
Mais surtout les deux complèteront efficacement ma maçonnerie. En effet, actuellement je ne réponds pas aux demandes de devis avec fourniture de matériaux.
D'autre part, pierres et briques, comme le pain et la construction, sont des produits de consommation courante en Égyptis. Bien gérées, ce sont par conséquent des structures qui devraient apporter un revenu assez régulier.
Donc, pour résumer, mon outil de production est ainsi composé :
- ○ Une boulangerie qui produit 5 jours par semaine. Elle m'assurent un revenu régulier de l'ordre de 230 Db par semaine. Son taux de marge nette est de 15,6%.
- ○ Une maçonnerie qui fonctionne également 5 jours par semaine en moyenne. Elle dégage un revenu hebdomadaire de 200 à 250 Db. Mais les revenus dépendant des chantiers sont moins réguliers. Son taux de marge nette est de 11,4%
- ○ Un champ qui est semé toute les semaines. Compte tenu de la situation du marché, je sème du Sorgho qui est soit vendu soit utilisé pour mes élevages d'Oies. Les autres céréales nécessaires à ma boulangerie, je les achète sur le marché. Le revenu dégagé est fonction des crues du Nil. Il varie en moyenne entre 50 et 100 Db par semaine.
- ○ Une ferme qui ne fonctionne que de temps à autres. Je l'utilise pour produire les œufs destinés à ma consommation personnelle et du lait pour ma boulangerie. Prochainement, je l'utiliserai pour produire des œufs destinés aux échanges au comptoir contre des blocs de gré pour ma taillerie. En valorisant mes œufs et mes jarres de lait à 11Db prix en de-ça du marché, j'obtiens malgré tout un taux de marge nette de 8,2%.
○ Un pêcherie qui fonctionne 4 jours par semaine, du mardi au vendredi. Elle assure mon alimentation personnelle en poissons. Étant récente, je n'ai pas encore suffisamment d'éléments pour déterminer son taux de marge, mais ce dernier est néanmoins positif.
Les lundi et les samedi sont jours de travaux aux champs, semailles puis récolte. Je ne cherche donc pas à faire fonctionner les autres structures durant ces deux jours. Pour la pêche, le dimanche est également, avec les lundi et samedi, un jour de rendemant médiocre. Je m'abstiens donc de pêcher ces trois jours-là.
Pour compléter ce tableau de mon organisation économique, je travaille tous les jours pour un salaire de 140 Db.
Je dégage donc ainsi, environ 1500 Db par semaine de revenu. Ma consommation d'œufs et de poissons me revient à 60 Db environ par jours soit 420 Db par semaine. Il me reste donc un peu plus de 1000 Db par semaine pour financer mes investissements.
Il est à noter que ma boulangerie, ma maçonnerie et ma ferme sont totalement amorties. Quant à la maçonnerie elle a même déjà dégagé un revenu représentant deux fois son investissement. En d'autre terme, elle s'est payée et m'a payé un second atelier.
À ce stade, la progression économique dans le jeu est donc assez rapide.
Le cout pour le passage au statut suivant est de 5 000 Db environ soit 5 semaines de jeu.
Cependant, un facteur limitant réside dans les points de caractéristiques. Il en faut 800 en tout dont au moins 200 dans chacune des trois catégories, Force, Mental et Dextérité. Si les deux premières sont une affaire d'investissement, on les acquière par alimentation spécifique (dans mon cas les œufs pour la Force et le poisson pour le Mental) la dernière ne s'acquière que par le travail à raison d'un point maximum par jour à condition de travailler à l'extérieur de chez soi, donc pour le compte d'un tiers.
C'est pourquoi, avant de commencer à investir dans le passage au statut suivant, je vais d'abord investir dans mes deux prochains ateliers. Chaque atelier représente environ une semaine et demi de revenu.
Donc au-delà des huit semaines de revenu nécessaires à mes investissements, j'entrerai dans une phase d'accumulation jusqu'au passage au statut suivant.
15:25 Ecrit par Halryck | Lien permanent | Commentaires (2)
vendredi, 25 septembre 2009
Sur les rives du Nil ...
... comme en tout autre univers, qu'il soit réel ou virtuel, l'humain reste égal à lui-même.
Alors où en suis-je ?
Et bien je poursuis mon bonhomme de chemin. En forme d'épilogue de mon avant dernier billet, Partie de Campagne, je me suis présenté à l'élection suivante au cour de laquelle j'ai été très confortablement élu (56% contre 33% et le reste de blancs) face à la candidate sortante, puis largement réélu au suivant avec 64% des voix, mais face à un candidat inexistant en dehors de sa candidature elle-même.
Ce résultat, qui n'est pas neutre, mérite une petite analyse à mon avis.
Plus exactement, je pense qu'il est une des illustrations d'un phénomène qui dépasse le simple cadre de l'élection en question.
Pour ce que j'en ai compris, Égyptis date en gros de fin 2006. De cette époque, reste une poignée de joueurs et de joueuses. Ce n'est pas anodin, parce que détenteur d'une mémoire, d'une part, mais aussi en quelque sorte survivants d'une forme de sélection naturelle, ils forment dans leur ensemble une typologie très particulière.
Le jeu présente des paliers, ou des niveaux, si l'on peut dire. Ces niveaux sont matérialisés par des statuts. Ce n'est pas neutre, dans la mesure où ces statuts dans leur nomage évoquent très clairement un système de castes.
Évidemment, la plupart de nos survivants, nos paléojoueurs, en quelque sorte, si je puis me permettre ce néologisme, sont de la caste la plus haute, des Nobles, ils y sont presque en exclusivité. On en trouve également quelques-un dans le statut en-dessous, celui des Érudits. Mais la population de ce statut est beaucoup plus diversifiée.
On les retrouve aussi, naturellement, très largement représenté, dans les instances annexes du jeu, modération du forum, tavernes (système de tchat propre à chaque cité), etc. Pourtant ils ne représentent, du moins dans ma ville, à Nekhen que moins de 10% des joueurs.
S'ils sont les plus voyants, les plus bruyants, en fin de compte, ce ne sont pas eux qui font Égyptis. Mon élection en est l'illustration, car elle s'est faite, pour le moins, contre la majorité des plus bruyants d'entre eux (et pas forcément contre la majorité d'entre eux, ce point est important à souligner).
De cette situation, et de l'atmosphère qui en découle sur le forum, j'ai décidé de reprendre une distance certaine vis à vis de cet endroit. Ce blog me suffit bien, et ceux qui ont envie d'y dialoguer, et j'insiste là aussi sur la notion de dialogue, y seront les bienvenus.
La dernière mouture de la Gazelle, le journal mensuel d'Égyptis, n'est pas mieux. Un de ses entrefilets pour l'éditions locale n'est autre que l'expression de l'ultra minorité ultra voyante évoquée plus haut, truffée de clichés faux et de contre-vérités.
Mais comme je ne me sens pas l'âme d'un Don Quichotte, je préfère laisser battre les ailes des moulins à vent et profiter pleinement des plaisirs du jeu lui-même au sein de Nekhen, où très nombreux sont ceux et celles avec qui je noue des contactes amicaux, simples et de bon aloi.
Je me reproposerai pour le prochain mandat, mais ce sera le dernier de ce premier cycle. D'une part, la fonction est prenante, et représente du temps, mais aussi il ne me semblerait pas très bon qu'une personne monopolise trop longtemps la fonction, même si les politiques efficaces s'inscrivent dans la durée. Et puis surtout, je vais m'absenter un peu, et tacher de reprendre aussi un peu de distance avec cet univers semi virtuel ...

22:30 Ecrit par Halryck | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 12 août 2009
Outils et Tableau de Bord pour TechnoBourgeois.
La progression dans le jeu ouvre à chaque étape de nouvelles perspectives. Le statut de Citoyen permet de découvrir les ateliers. Mais avec le statut de Bourgeois, il me semble que l'on change de dimension. Avec cinq éléments fonciers, en général un champs et quatre ateliers il devient possible de se doter d'un système productif présentant une cohérence d'ensemble.
Au stade qui est le mien, je termine tout juste mon troisième atelier qui est une boulangerie. Dans trois semaines environ, je devrais pouvoir inaugurer une pêcherie.
La cohérence de cet ensemble est construite pour un objectif, disposer des ressources nécessaires pour évoluer. Les ressources nécessaires sont de trois types. Ce sont les Débens, les points de caractéristique et les points de prestige.
La maçonnerie répond à deux choses elle est rémunératrice et très utilisatrice de main d'œuvre et en particulier d'apprenti, elle procure donc très régulièrement des points de prestige. A ce propos, j'ai toujours eu largement plus de points de prestige que nécessaire à chacun de mes changements de statut. Et j'ai déjà beaucoup plus que nécessaire pour le prochain. En prime, la maçonnerie présente un intérêt non négligeable en ce qu'elle autorise ses propres constructions et l'entretien de ses constructions au seul prix de la main d'œuvre et des matériaux.
La boulangerie, du fait du rachat du pain et des galettes par la ville pour nourrir les soldats en caserne constitue une véritable rente financière. Elle dégage un revenu régulier et constant.
Les points de caractéristique ont deux sources. La force et le mental proviennent de l'alimentation, tandis que la dextérité provient de l'expérience. Coté alimentation, les deux sources les plus économiques sont le poisson pour le mental et les œufs pour la force.
Les œufs sont produits à la ferme et le poisson par la pêcherie. La ferme produit également du lait qui est utilisé par la boulangerie.
Le champ produit les divers céréales nécessaires d'une part à la fabrication des produits de la boulangerie, et d'autre part à l'alimentation des animaux de la ferme.
Le tout forme donc une architecture d'ensemble très cohérente.
Pour les points de dextérité, on en gagne davantage en travaillant à l'extérieur que chez soi. La meilleure solution, de ce point de vue est donc de collaborer avec un ou plusieurs partenaires.
C'est ainsi que nous échangeons systématiquement nos embauches avec des amis pour les récoltes des champs.
Voilà, c'était la description de ma situation globale du moment et des trois à quatre semaines à venir.
Alors les outils de cette gestion maintenant.
Mon classeur Excel version Bourgeois a sensiblement évolué. Les préoccupations et les conditions ne sont plus les mêmes. En particulier, le nombre d'onglets, de feuilles, a augmenté. J'ai toujours mon Tableau de Bord, mais que j'ai transformé un peu, et j'ai maintenant une feuille de gestion de ma trésorerie ainsi qu'une feuille pour chaque atelier.
Donc, tout d'abord, le Tableau de Bord, version bourgeois. Je le présente en deux parties, mais il est d'un seul tenant.
Dans cette première partie ce sont les blocs Cultures et Travail qui ont évolué. En effet, au stade où j'en suis la question n'est plus la rentabilité de la culture, j'en ai besoin pour mes autres activités. Donc ce qui est intéressant c'est surtout de déterminer les prix de revient des cultures pour les intégrer dans les prix de revient des produits finaux qui utilisent les productions des cultures.
J'ai donc supprimé le tableau qui aidait au choix entre culture et travail. J'ai intégrer une donnée supplémentaire qui n'avait pas cours à Nekhen lors de mes débuts dans le jeux qui est la notion de subvention. Et j'ai également intégré le fait de faire soi-même ses travaux des champs ou d'embaucher.
Comme pour les précédents classeurs, la deuxième partie du Tableau de Bord fournit un suivi de la progression pour le changement de statut, là, le passage au statut d'Érudit.
Le deuxième onglet correspond à ma feuille de gestion de Trésorerie.
Elle me permet surtout de planifier mes opérations. En particulier, sur des chantier de maçonnerie où l'on ne reçoit que la moitié du montant du devis à la commande, il est important de s'assurer que l'on a les fonds disponibles pour financer les embauches, voir les matériaux.
En fait, c'est la feuille la plus important. Je l'utilise en permanence. Évidement, elle évolue constamment en fonction des évènements, en fait en fonction des devis acceptés surtout. Ce sont eux qui constituent la part aléatoire de mon activité égypticienne.
les onglets suivants correspondent à la gestion de mes divers outils de production que sont la Maçonnerie, la Ferme et la Boulangerie.
Ces diverses feuilles sont toutes construite sur le même modèle mais intègrent les diverses spécificités de chaque type de bâtiment. Une première partie présente une synthèse de l'activité depuis la création du bâtiment (en intégrant les prévisions) et permet les calculs de prix de revient selon divers paramètres ainsi que les bénéfices, ou pertes, selon les prix de vente choisi.
La deuxième partie permet de suivre et de programmer l'activité quotidienne des bâtiments.
Je ne reviens pas sur la feuille École de Scribe, elle est identique à celle du classeur version Citoyen.
Une dernière feuille propose les calculs de Prix de Revient de tous les autres ateliers. Pour moi, elle est destiner à m'aider dans les choix de mes futurs ateliers. Mais elle me permet aussi d'évaluer si le prix d'un produit sur le marché est raisonnable, exagérer ou au contraire sous-évalué.
Je n'ai pas détaillé les explications pour chaque feuilles à ce stade du jeu. Mais je reste à la disposition de toute personne qui souhaiterait avoir des explications plus détaillées.
17:30 Ecrit par Halryck | Lien permanent | Commentaires (4)
vendredi, 07 août 2009
Partie de campagne ... :-))
Non, non, il ne s'agit pas d'une ballade bucolique sur le bord du Nil ... :-)
Pour ceux que ça intéresse, et qui aiment avoir les données brutes, c'est là que ça s'est passé.
Mais reprenons l'histoire plus à son début, enfin, plus exactement là où je l'ai laissé lors de mon dernier billet.
Le statut de Bourgeois n'était pas pour moi un objectif en soi. J'avais encore une ferme à bâtir. Le statut de bourgeois était l'étape suivante, mais uniquement pour les cinq terrains qu'il autorise et qui permettent ainsi de disposer d'un appareil productif commençant à présenter une certaine cohérence d'ensemble.
Je lorgnais bien du coté du bureau du Nomarque, mais je n'y songeais pas pour avant l'automne. Ce sont les circonstances, le souhait du Nomarque en place de prendre un peu de temps pour lui, l'absence de candidatures crédibles qui m'ont conduit à inverser l'ordre de mes objectifs. J'ai donc mis entre parenthèse ma ferme pour valider mon changement de statut et devenir ainsi éligible. Puis j'ai repris le cours de mes objectifs, et donc la construction de ma ferme, et c'est là que je vous ai laissé, lors de mon dernier billet.
Je me suis donc retrouvé Nomarque. Quoi c'est ? Et bien c'est la disposition d'outils qui permettent de gérer la cité à un niveau macro-économique. Il y a quelques taches de gestion quotidienne et la possibilité de régler des paramètres économiques comme des fourchettes de prix ou de salaires. Bref, il y a là un petit laboratoire socio-économique pas inintéressant du tout.
Ce premier mandat ne m'appartenait pas en propre. En effet je me suis présenté en continuité et sous les hospices du Nomarque sortant, par ailleurs très ancien joueur puisque fondateur de la cité. Comme il me semble que sur le fond nous avons des sensibilités très comparables, cela ne m'a posé aucun problème.
De la même manière, j'avais sollicité et choisi d'avoir comme adjoint un autre ancien Nomarque également de même sensibilité et homme de consensus expérimenté.
Je parle de sensibilité. Peut-être vous demandez-vous ce que j'entends par là. Et bien tout simplement nous sommes de ceux qui pensent qu'une économie n'est pas une jungle. En d'autre terme, qu'une économie doit être régulée. Que sur la base de ce socle il y ai entre nous des différences est certain, mais il ne s'agit que de divergences à la marge, il me semble.
Fort de ma toute jeune et tout nouvelle expérience de Nomarque je me suis donc lancer dans une campagne pour un second mandat, que j'imaginais le premier d'une série de trois. Mais cette fois sous mon imprimatur, et avec un affichage clair de mes sensibilités.
Et c'est manifestement là que je n'ai rien d'un politique ... :-)))
Mais je brule un peu les étapes.
Que s'est-il passer durant mon premier mandat ?
Trois choses intéressantes en matière de macro-économie locale, des crues du Nil un peu basses qui ont déclenché un mouvement spéculatif sur l'avoine (nourriture des animaux de ferme), une spirale à la baisse sur un produit fini, les briques, et une spirale à la hausse sur un autre produit fini, les pierres. Ces deux produits sont assez essentiels dans la mesure où ils servent à la construction des maisons, donc au passage des statuts et à celle des ateliers, donc à la création de l'appareil productif.
La stabilité sur les prix de ces produits me semble assez importante. J'ai donc usé des outils du Nomarques.
Pour l'avoine subvention à la production et achat et vente directement par la ville à tarif défini sans passer par les conditions du marché. Là, les sous entrant dans les poches des producteurs et les consommateurs ayant une source d'approvisionnement à prix standardisé, personne n'a rien trouvé à redire.
Pour les briques, blocage de la fourchette basse et achat des briques à bas prix par la ville ont permis de bloquer la baisse. Là encore personne n'a trouvé à redire. Le prix reste abordable pour tous, et les producteurs, pressés de vendre, ont vendu.
Mais pour les pierres, là c'est une autre histoire. Parce que quand une spirale à la hausse s'installe, lors d'une phase de manque, et bien les égocentriques avides de remplir leur poches virtuels s'empressent de gonfler leurs prix. Et tant que la demande est soutenue ils augmentent leurs marges. Là, j'ai donc usé du blocage de la fouchette haute des prix pour enrayer la hausse et faire en sorte que la pierre, reste à un prix raisonnable pour les acheteurs tout en conservant une marge confortable aux producteurs.
Mais voilà, ce faisant j'ai indisposé des joueuses d'une certaine ancienneté et persuadées de la valeur de leur expérience.
Voilà, c'est ceci qui explique ce que vous avez pu lire là.
Je me suis efforcé de cadrer le débat, de rester courtois malgré une forme de chasse en bande organisée par nos amies. J'y ai été aidé pas quelques bonnes volontés qui ont porté une contradiction posée et constructive aux idées que j'avançais. Mais je ne suis pas un politique. Et la hargne inconvenante de nos protagonistes commençait sérieusement à me gonfler. Fidèle de mon maître à penser, Henri LABORIT, la tentation de m'en aller était déjà grande, mais je me sentais un devoir vis à vis de mon compagnon de mandat et de mon prédécesseur. J'ai donc serré les dents et tenté de faire le dos rond.
Et puis en toute dernière minute, juste avant la clôture des candidatures, cerise sur la gâteau, voilà surgie une candidature dont les maitres mots sont liberté de jeu et pas de macro-économie ... L'indélicatesse du procédé m'a fait franchir le pas.
Et j'ai donc annulé ma candidature.
J'ai bien compris, à la hargne dont elles ont fait preuve à quel point ma politique a pu être pour elles un miroir à leur égo. Mais je n'ai pas vocation à provoquer et emmerder les autres, quoi qu'ils fussent. J'ai donc choisi de remonter dans ma tour d'ivoire, où plutôt de regagner mon champ, perdu au fond d'une petite vallée, haut dans la montagne et loin des tumultes de la plaine.
Quelle morale à tout cela.
Et bien comme je l'ai dis, je ne suis pas un politique. Mes ami(e)s le savent, après une courte incursion au PS, j'en suis vite reparti, pour exactement les mêmes raisons que celle qui m'ont fait retirer ici ma candidature. Les basses querelles inintelligentes d'égoïsme individuel me gonflent au plus haut point.
Un point qui je trouve pose question, c'est la présence comme modératrices sur le forum de deux des protagonistes. A mon avis elles manquent de sens déontologique.
J'irai plus loin sur la question de la déontologie au sein d'un forum en estimant que les modérateurs d'un forum ne devraient pas intervenir dans les débats. Si les interventions techniques reste légitimes, à partir du moment ou ils ont acceptés la charge de modérateur, ils ne devraient plus s'autoriser à intervenir. Les mélanges des genres sont toujours détonnant. Si certains dans l'équipe, savent manifestement respecter une certaine déontologie, c'est loin d'être le cas de tous.
Comme je n'ai plus envie d'intervenir sur le forum pour le moment, je vais faire écho ici aux derniers commentaires qui ont été postés. D'aucun regrette mon jeté d'éponge. Je les comprends.
Mais un jeu est avant tout un endroit pour ce faire plaisir. J'ai plaisir au débat contradictoire, à la discussion entre gens civilisés d'avis contraires. J'ai plaisir à développer l'économie de mon personnage égypticiens et j'ai eu plaisir à jouer au Nomarque.
En revanche je n'ai eu vraiment aucun plaisir à subir les invectives que j'ai subit. Alors, puisqu'une candidature parfaitement crédible s'est déclarée in extrémis, me dégageant par la même de l'engagement moral que je ressentais vis à vis de mes amis et des autres joueurs de la cité, la mienne n'avait plus de raison d'être.
Mais surtout, j'ai voulu denoncer par ce geste le dérapage de certaines joueuses.
Un autre regrette l'absence de choix qu'entraine mon retrait. Je le comprends également. Malheureusement, là ,il ne s'agissait plus d'un choix, mais de la conclusion d'un enchainement de comportement et de façons d'être que j'estime incompatible avec un environnement ludique.
Or, il faut raison garder, comme une autre encore l'a souligné, il ne s'agit là que d'un jeu, sans autre enjeu que le plaisir de jouer. L'absence de choix ne grève en rien la poursuite du jeu. La candidature serait arrivée mardi, ou même mercredi, et la discussion aurait porté avec courtoisie sur le fond, naturellement, je serais allé au bout de ma propre candidature. Mais voilà, il en a été autrement ...
Et en conclusion.
Et bien j'ai vu la fonction de Nomarque. Elle est plaisante, très chronophage, et j'y ai pris plaisir. Mais je ne la regrette pas. Je vais pouvoir tenter un sevrage partiel d'ordinateur. :-))
En Égyptis, je me suis enquis d'un troupeau de chèvres. J'ai entrepris la construction de ma boulangerie, et en fin de mois je devrais pouvoir construire une pêcherie.
Ensuite, je suivrai le parcours de mon amie Néfermaât, mais à Thèbes. École des Scribes pour les diplômes de Scribe et de Maître Scribe.
Et puis ... :-))
Mais avant, je vous livrerai bientôt, dans une prochaine note une nouvelle feuille Excel avec des tableaux de gestion pour chaque type d'ateliers. Je vais avoir un peu de temps pour la finaliser. :-))
A bientôt. :-))
13:40 Ecrit par Halryck | Lien permanent | Commentaires (7)
samedi, 11 juillet 2009
Fermier et Bourgeois.
Bourgeois ... Quel mot détestable. ;-))
Fermier, j'aime davantage. Les statuts de Fellah et de Citoyen m'ont bien convenu. Mais il faut reconnaitre que c'est celui de bourgeois qui offre un début de perspective intéressante.
Fellah, on découvre Égyptis. On se frotte à l'environnement et on aiguise son appétit. IL n'est guère utile de trop s'y attarder. Citoyen, on découvre les ateliers, on vote. C'est un embryon de vie égypticienne où l'on peu commencer à élaborer des choses mais on reste encore très contraint. Certes on est parvenu à l'aisance matériel, mais on est encore très dépendant du marché pour se nourrir, et pour divers approvisionnements.
Mais avec le statut de bourgeois, on devient éligible. On accède à la possibilité de gérer sa ville. Et cela ouvre de nouvelles possibilités, une nouvelle dimension de jeu. Voilà, je suis donc désormais Bourgeois de Nekhen. Et donc éligible au poste de Nomarque.
Avec la possibilité d'acquérir deux nouvelles parcelles, s'ouvre la perspective d'un ensemble économique cohérent.
J'avais un temps envisagé de produire briques et pierres pour approvisionner ma maçonnerie. Mais calculs faits, je me suis rendu compte qu'au stade où j'en étais, ces deux ateliers n'étaient pas rentables. En effet, au prix moyen du marché, pour dégager une rentabilité, il faut un approvisionnement en matière première à bas prix. Du moins à prix bien inférieurs à ceux du marché. Pour l'argile, son prix baisse de façon significative si on le récolte soi-même avec 500 points de force. On obtient alors 21 paniers contre 17 (en ayant 120% de santé). Pour les pierres, la solution est d'aller s'aprovisionner directement au comptoir de la ville voisine. Mais la rentabilité sera dégagée sur la quantité. Pour cela, il faut avoir un stock important de produits échangeables. Et ça demande du temps pour disposer d'un capital suffisant. J'ai donc laissé tomber l'idée d'une fillière construction complète pour le moment.
A la place, j'ai décidé de construire d'abord une ferme, ce qui est chose faite depuis hier. En effet, la ferme permet de produire des œufs et ces derniers apportent des points de force. En les produisant moi-même, ils me couteront bien moins chers que sur le marché. Objectif 500 points de force, donc, à coup de régime intense d'œufs.
Mais l'intérêt de la ferme ne se limite pas à la production d'œufs. Il est aussi possible d'y produire du lait. Ce dernier ne se consomme pas directement mais entre dans la fabrication des galettes d'orge. Et là, comme mon prochain atelier sera une boulangerie, on retrouve une cohérence de filière de production.
Mais pourquoi une boulangerie, alors qu'au départ j'avais plutôt écarté cette idée ? Et bien tout simplement parce que je me suis rendu compte que la ville absorbait l'essentiel de la production de pain et de galettes pour nourrir les soldats. C'est donc une source de revenu régulier. De plus, en produisant ses matières premières, blé et orge en culture et lait dans une ferme, la rentabilité est excellente. Les soldats, ce sont des joueurs qui sont indisponibles pendant un moment, ou qui souhaite faire une pose dans le jeu et qui donc mettent leur personnage en caserne pour un certain temps. Ils ne sont plus ainsi astreint à le nourrir chaque jour et ils ne risquent pas de voir leur santé se détériorer.
Le quatrième atelier sera une pêcherie. Pour le poisson. Là l'objectif sera alors les 500 points de mental. Ils sont également un seuil qui ouvre quelques bonus.
L'étape suivante, probablement à l'automne, sera le passage au statut supérieur, celui d'Érudit. Pas tant pour les deux ateliers supplémentaires qu'il autorise, mais pour me débarrasser de cet horrible vocable qu'est le mot Bourgeois. Érudit me plait bien. Ça sonne beaucoup mieux à mon oreille. :-))
Mais ça, ce n'est pas pour tout de suite, et d'ici-là, il se passera probablement pas mal de choses ...
13:00 Ecrit par Halryck | Lien permanent | Commentaires (6)
samedi, 27 juin 2009
Artisan Maçon.
11:25 Ecrit par Halryck | Lien permanent | Commentaires (2)
samedi, 13 juin 2009
Un premier atelier.
Voilà, mon premier atelier est en cours de construction.
Il s'agit d'une maçonnerie, et donc, je la construis moi-même. La construction traine un peu car les hasards de la vie égypticienne ont voulu que je trouve des offres d'embauches très rémunératrices, à 160 et 150 Bd la journée. J'ai donc à chaque fois délaissé mon chantier pour pouvoir engranger des Bd.
Cela m'a permis d'acheter dès maintenant ma deuxième parcelle et de commencer à acheter les pierres de mon second atelier qui sera une briquèterie.
Pourquoi ces choix d'atelier ? Et bien parce-que la maçonnerie, on peut la construire soi-même (quand on est maçon). C'est sans doute ma principale motivation. Ensuite, avec une maçonnerie, on peut construire également soi-même ses autres ateliers. Le choix de la briquèterie, intervient ensuite parce que cela permet de fournir des briques dans le cas d'un devis, et puis, là encore par gout de l'autonomie, parce que, avec la récolte d'argile aux Dons du Nil, ça permet de produire les briques pour sa demeure.
Que dire de ma vie de jeune Citoyen. Et bien elle est aussi sympathique que celle de Fellah.
Je ne suis plus allé au Don du Nil, sauf peut-être une fois. J'ai poursuivi mon régime Œufs-Poisson. Je suis ainsi parvenu à 100 points de force et de mental. J'ai maintenant un meilleur éventail d'offres d'embauche à des salaires plus avantageux. Je pense donc sincèrement, que contrairement à ce qui est préconisé dans la bibliothèque d'Égyptis, que l'on a tout intérêt à investir dans les points de force et de mental.
Un poisson et deux œufs chaque jour maintiennent une santé à 120% et apportent deux points de force et trois points de mental. Un fois les 100 points de mental atteint, il faut manger cinq œufs par jour et on arrive rapidement aux 100 points de force. Le coût moyen de ce régime est de 69 Db par jour. Or on peut gagner en moyenne 130 Db par jour quand on est Fellah ou jeune Citoyen avec peu de points de caractéristique. Ça laisse 61 Db par jour de recette pour financer ses apprentissages (salaires inférieurs au 130 Db moyen) et ses acquisitions en vu du passage au statut suivant.
Maintenant je me contente de pains, de galettes d'orge, de lentilles, et d'oignons, selon les cours, soit un budget de 45 Db par jour en moyenne. Il me faut économiser pour la construction de mes ateliers et les acquisition nécessaire pour le passage au statut de Bourgeois.
On m'a déconseillé cette approche, en me disant que les points de caractéristiques était nécessaire pour le passage au statut de Noble. C'est vrai. Mais j'en suis encore loin. Il y a encore le statut d'Érudit, avant. Je ne reprendrai donc un régime sur-vitaminé, qu'une fois Érudit, ou du moins quand j'aurai une pêcherie et une ferme pour produire mes œufs et mon poisson, sans doute pas avant l'automne prochain, donc.
Une fois Bourgeois, ce devrait être dans quelques semaines, je construirai une taillerie de pierres, pour terminer ma filière construction. pour le cinquième atelier, je ne sais pas encore. Soit une ferme, soit une pêcherie, je pense. Mais je peux très bien changer d'avis d'ici-là ...
Coté vie en Égyptis, je fréquente de plus en plus régulièrement la Taverne du Faucon Sacré. C'est le salon local de Nekhen, où l'on peut dialoguer en directe avec quelques habitants de la ville. Il y a aussi une taverne "Nationale", Les Deux Terres, mais je ne m'y suis pas encore aventuré. Pour le moment je me limite à ma ville, comme le bon paysan, un peu casanier, tout juste citadin que je suis en Égyptis.
Et pour finir ce petit billet, voici à quoi ressemblera très bientôt ma maçonnerie.
16:20 Ecrit par Halryck | Lien permanent | Commentaires (0)




